Jeff Beck est un guitariste hors norme, il allie la puissance et l’énergie du rock avec la finesse et subtilité du jazz. Cet album date de 1975, il est produit par Georges Martin, celui qui s’occupait des Beatles et quelques mois avant, de l’album Apocalypse du Mahavishnu Orchestra, que Jeff Beck découvre comme un choc. Lui le rocker, voire l’inventeur du Hard Rock pour certains, nous livre un album accompagné d’un orchestre symphonique à des moments, avec l’aide du grand Max Middleton aux claviers (Fender Rhodes). Plusieurs morceaux émergent dont l’extraordinaire « cause we ended as lovers » un modèle de solo raffiné et énergique à la fois. Jeff Beck est un guitariste qui devrait être reconnu par l’Unesco comme patrimoine de l’humanité, parce que de l’humanité le bonhomme il en a dans son jeu, et pas qu’un peu. Avec lui pas de notes superflues, on n’est pas chez les clowns du shredding qui produisent le plus de notes à la seconde sans une seule idée. Chez Jeff chaque note est essentielle, en ajouter ou en retirer serait diminuer le discours. Dans son album suivant tout aussi remarquable ‘Wired’ sorti en 1976 il prolonge la merveille qui vous attend ici.







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